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Les délices de Tokyo , un conte culinaire à lire

J’ai connu ce livre grâce au club lecture que la rédactrice du blog Mango & Salt a mis en place. Chaque mois, elle  propose une sélection de 4 ou 5 livres rassemblés sous un thème particulier. Le mois de Novembre était celui de la gourmandise et Les Délices de Tokyo a été celui retenu pour être lu en priorité. J’ai donc fait partie de l’aventure et j’ai lu avec plaisir ce petit livre.

Le résumé des Délices de Tokyo (le livre)

L’histoire prend place dans la ville de Tokyo. Sentaro est le gérant d’une petite boutique qui vend des Dorayakis, des pâtisseries traditionnelles. Ce sont des petits pancakes fourrés de pâte de haricots rouges (le an).

Sentaro mène un quotidien morose et sa boutique vivote. Un jour, une veille dame l’approche pour lui proposer de travailler pour lui. Il est d’abord réticent à cause de l’âge de la veille dame et de son apparence. Il change d’avis lorsqu’elle lui apporte une pâte de haricot qu’elle a confectionné. Un délice, qu’elle propose de lui transmettre.

Très vite, le chiffre d’affaire de la pâtisserie augmente et la vie devient plus douce. Une complicité entre Sentaro, la vieille dame et des collégiennes s’installe. Mais tout se termine aussi rapidement lorsque les clients apprennent la raison de la difformité de la vieille dame : elle est une rescapée de la lèpre. Les préjugés ont la peau dure.

crédit photo : cuisinejaponaise.be

Mon avis sur Les Délices de Tokyo

Un coup de cœur ! Bien que ce conte culinaire se lise très vite, il m’a habité plusieurs jours. J’aimais visualiser la préparation de ces pâtisseries, l’odeur qui s’emblait s’échapper de ces bassines de cuivre et l’évolution du beau cerisier au fil des saisons.

J’ai aussi beaucoup aimé ce livre qui aborde un sujet peu commun : la lèpre.

Au japon, les lépreux ont été enfermés dans un grand camp à la lisière de Tokyo. Ils étaient condamnés à l’isolement et à une vie de souffrance. Complètement laissés à l’abandon, les lépreux ont dû s’organiser pour construire une société dans la société : éduquer les enfants, tenir des échoppes mais aussi s’entraîner à éteindre d’éventuels incendies (car les pompiers refusaient d’intervenir).

Malgré toutes les épreuves traversées par les trois protagonistes, l’auteur semble mettre un point d’honneur à teinter chaque épreuve par une touche de poésie. Rester à l’écoute de la nature, être reconnaissant de ce qui nous entoure, trouver l’amour sont les messages principaux de ce petit roman.

Durian Sukegawa a écrit ce petit livre en 2013. Cet homme étonnant a plusieurs cordes et à son arc. Pour vous donner une idée, j’ai appris qu’il était diplômé de philosophie et de l’École de pâtisserie du Japon. Le livre a ensuite été adapté en film en 2015 et a été salué par de nombreuses critique. Etant donné que j’ai beaucoup aimé le livre, je pense voir son adaptation prochainement.

 

 

 

 

 

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3 réponses
  1. Marion - Mangue Coco
    Marion - Mangue Coco dit :

    Merci pour cette belle découverte, c’est horrible ce qui est arrivé aux victimes de la lèpre, et tu as bien raison, leur histoire est si peu ébruitée… ça a l’air d’être un conte magnifique, empreint de poésie et (mon côté fleur bleue l’espère), d’une très jolie morale ! La culture japonaise a toujours eu cette humilité et ce respect envers la nature qui force l’admiration… Il faut que je me rende dans un centre culturel prochainement, je vais essayer de voir si je peux commander cette œuvre, et sinon je vais déjà essayer de regarder l’adaptation en attendant ! Tu m’as donné très envie de la regarder aussi ! 🙂 Gros bisous, passe une très belle journée ! <3

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    • admin@aglobalculture.com
      admin@aglobalculture.com dit :

      J’ai été surprise et attristée de connaître ce côté-ci de l’histoire du japon. Cependant, cela ne m’a as empêcher de savourer ce petit livre. J’espère que le film sera aussi bien que le livre. Bonne lecture en tout cas et bonne journée à toi aussi :*

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  2. Mélanie
    Mélanie dit :

    J’ai beaucoup aimé ce petit livre qui m’a énormément émue. J’ai été plus déçue par le film qui est je trouve moins poignant. Je crois que nous avons décidément pas mal de goûts communs 🙂

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